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3ème revue du FMI : Les performances économiques du Bénin reconnues

La troisième revue du Fonds monétaire international au Bénin a eu lieu la semaine écoulée ; au terme de laquelle les autorités de l’institution et le Ministre de l’économie ont tenu un point de presse. Selon les propos du Chef de mission Bénin au Fmi, M. Luc Eyrauda, le Bénin a une très santé économique avec une croissance forte et une inflation faible.

Le Fonds monétaire international justifie que l’économie béninoise est au beau fixe et salue l’effort du Président Talon et de son Ministre de l’économie et des finances, qui sont partis d’un taux hérité de 2,5% à 6,5% en moins de 3 ans de gestion. Dans son mot, M. Luc Eyrauda a souligné que le programme du Bénin est bien sur les rails, et il y a  un accord avec les autorités sur les grands paramètres de ce programme. « Je lui ai confirmé également que les performances du programme restent extrêmement satisfaisantes avec les critères globalement vérifiés pour cette revue. On a également discuté, dans le cadre de cette revue, plus spécifiquement du contexte macroéconomique, de l’état de l’économie et du budget », confie-t-il. En ce qui concerne plus spécifiquement, il a attesté que le contexte macro-économique reste très favorable au Bénin avec une croissance forte et une inflation faible. Et l’année 2018 en cours, la croissance continue de s’accélérer portée par divers éléments dont l’activité portuaire et la forte production agricole. « A moyen terme, nous prévoyons aussi une forte croissance due à une demande plus forte du Nigeria et également une accélération de l’investissement privé », ajoute-t-il. Un satisfécit a été décerné au gouvernement dans le domaine de la gouvernance et dans le domaine du climat des affaires. Le Ministre de l’économie et des finances, M. Romuald Wadagni a des projections pour la croissance économique du Bénin, vu les performances saluées par le Fmi. Selon lui, Pour 2019, on attend  à avoir un taux de croissance au minimum égal à ce qu’on a observé cette année ; et du point de vue du déficit, les efforts sont maintenus, à l’en croire, sur la qualité de la dépense publique. « Nous respectons les engagements que nous avons pris avec le FMI à la signature du contrat ; et notre objectif, c’est dès l’année prochaine, en 2019, d’arriver à un taux de déficit qui soit inférieur au seuil de 3% qui est retenu. Pour mémoire, le taux de déficit pour l’année 2015 était de 8,5% », fait-il reconnaître.  IL fait noter que également que pour le stock de dettes avant l’arrivée, ils se sont engagés dans une opération de reprofilage c’est-à-dire remplacer ces dettes anciennes qui sont à des taux de 7, parfois 8% ou plus avec des maturités très courtes, les remplacer par des dettes. Ceci se fait  avec des maturités beaucoup plus longues dans le cadre de l’opération qu’ils sont en train de faire mener avec des taux d’intérêt plus bas, dans l’ordre de 3%, 3,7%.

 

Luc EYRAUD justifie les analyses de Romuald Wadagni

« Je confirme l’analyse du ministre des finances. Et déjà pour donner le contexte, dans le cadre de cette revue, de cette mission que nous avons eue au Bénin, nous avons établi avec le gouvernement des politiques qui permettent d’établir la soutenabilité de la dette. Et cela, ça passe par des politiques d’emprunts prudents et par une meilleure gestion de la dette. Cette meilleure gestion de la dette signifie de mettre en œuvre des stratégies qui permettent de baisser les taux d’intérêt, les charges d’intérêt sur la dette et d’augmenter les échéances des dettes, c’est-à-dire de les payer moins régulièrement. Nous pensons que l’opération de reprofilage qui a été mise en œuvre par les autorités ce mois-ci va dans ce sens. Le gouvernement a racheté une dette qui était chère, qui avait une échéance courte et l’a remplacée par une dette moins chère et qui a une échéance plus longue. Tout cela devrait permettre de réduire le poids de la dette et sera d’un effet positif sur les finances publiques du pays. Un autre avantage de cette opération, c’est qu’elle a permis de réinjecter des liquidités dans le système bancaire béninois. Et ces liquidités vont pouvoir être prêtées au secteur privé et donc permettre de soutenir l’activité économique. Donc notre analyse est favorable. »

Joseph-Martin Hounkpè

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