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45e Assemblée générale de l’Apf à Abidjan : Vlavonou défend la réforme du système partisan opérée par le Bénin

Louis Gbèhounou Vlavonou, Président de la 8è législature de l’Assemblée Nationale du Bénin est de retour au bercail depuis hier nuit. Ceci, après le périple qui l’a conduit à Moscou puis à Abidjan. Dans la capitale ivoirienne, Abidjan où il a participé à la 45è Assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), le Président Louis G. Vlavonou a séduit l’auditoire par son discours qui a mis l’accent sur la réforme du système partisan opérée par le Bénin dans le cadre du renforcement de son système démocratique. Prenant en effet la parole à la tribune de cette 45è AG de l’Apf qui s’est tenue au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, le Président Louis G. Vlavonou a tenu à rassurer les uns et les autres. Pour lui, point n’est en tout cas question de s’inquiéter pour le Bénin. Lire l’intégralité de son discours.

 

Discours du Président Vlavonou

 

(…)

 

Mesdames, Messieurs,

 

Avant tout propos, je voudrais dire un sincère merci au Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire Monsieur Amadou SOUMAHORO pour l’accueil chaleureux dont nous sommes l’objet – ma délégation et moi-même – depuis que nous avons foulé la terre libre africaine de Côte d’Ivoire.

C’est un immense honneur et un réel plaisir de me retrouver parmi vous et de prendre la parole. Nos retrouvailles, nos discussions contribuent, à n’en point douter, à renforcer l’amitié entre nos peuples et surtout à conforter la démocratie dont nos Parlements constituent le temple.

Depuis quelques temps, et plus encore dans ce majestueux auditorium du Sofitel Hôtel Ivoire, beaucoup se posent des questions sur la stabilité politique qui, depuis les années 1990, est passée légendaire au Bénin. Certains expriment de vives inquiétudes, d’autres entretiennent un silence anxieux et interrogateur…

Mais rassurez-vous, vos appréhensions et vos silences inquiets témoignent, s’il en est encore besoin, de votre inestimable amitié envers le peuple béninois ; c’est la preuve vivante que le Bénin compte pour vous.

En réalité, de quoi s’agit-il au Bénin ?

Après 17 années d’un régime militaro-marxiste-léniniste, le Bénin a résolument choisi la voie du renouveau démocratique  après l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990. Cependant, ce choix a conduit ce petit pays de 11 millions d’habitants et de 112600 km2  à donner naissance à plus de 250 partis politiques.  C’étaient des partis politiques de clans, de régions, de quartiers, qui n’ont jamais pu ni conquérir ni exercer le pouvoir d’Etat en 30 ans. Les dérives liées à la corruption de ce système partisan débridé, ont conduit l’ensemble de la classe politique béninoise, à opter pour la réforme du système partisan afin de donner naissance à de véritables formations politiques d’envergures nationales capables de conquérir et d’exercer le pouvoir d’Etat.

C’est de cela qu’il s’agit et la précédente législature c’est-à-dire la 7ème où était présente l’opposition, a adopté presque à l’unanimité la nouvelle charte des partis politiques et le nouveau code électoral.

Voilà le contexte.

 

Mesdames et Messieurs,

Comme la CEDEAO, l’a reconnu le 24 juin dernier à Abuja lors de la 42e session ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité, « ces résultats montrent que l’opposition et le  parti au pouvoir ont adopté  les deux  projets de loi  de façon massive  et consensuelle ».

Comment pourrait-on donc affirmer que l’opposition a été exclue des élections ? Elle les a plutôt boycottées, certainement pour des fins inavouées. Cette opposition disposait de six (06) mois pour se conformer aux nouvelles règles. Ne pas le faire et exiger de revenir à l’ancienne charte à un moment où cela ne pouvait que conduire à un vide institutionnel, relevait d’un complot contre la démocratie béninoise.

Mesdames et Messieurs,

Dans notre situation, ce qui a manqué n’est pas le consensus lui-même, principe à valeur constitutionnelle au Bénin ; c’est plutôt notre capacité intrinsèque à matérialiser le consensus. Je voudrais me permettre de  dire que c’est faire du tort à la démocratie elle-même que nos contradictions politiques aient pu dépasser le parlement pour aller s’exprimer dans la rue. Nous travaillerons autant que faire se peut à ramener ces contradictions politiques, ferment de la démocratie, dans leur sanctuaire légitime qu’est l’Assemblée Nationale.

 

Mesdames et Messieurs,

L’enjeu aujourd’hui est de faire du Bénin une démocratie plus forte, une véritable démocratie à la base, et non de façade, capable de nous transformer de l’intérieur et d’impacter positivement les conditions de vie de nos populations qui commencent à désespérer de la démocratie « Nescafé ».

Chers collègues, vos silences risquent de nous perdre ; ils causeront du tort non seulement au Bénin mais aussi à la grande famille Francophone qui ne veut perdre aucun de ses membres. Vos observations pertinentes nous aideront à ne pas regarder ailleurs et votre confiance en nous nous rassurera.

La grande famille que nous constituons trouvera toujours en mon pays un allié sûr, une terre d’approfondissement de la communauté de destin que nous bâtissons avec foi et espérance.

 

Vive la Démocratie !

Vive l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie !

Je vous remercie.

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