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Avec les matériels agricoles offerts par le Pam : Le groupement Eyon garantit la sécurité nutritionnelle aux Pvvih du Mono

Les personnes vivant avec le Vih Sida (Pvvih) réunis au sein du groupement « Eyon » de l’association « Miannondékè » basée dans l’arrondissement de Houin commune de Lokossa, sont très enviées par tous et même par les personnes séronégatives de la localité. Grâce à l’appui en matériels agricoles du Programme alimentaire mondial (Pam), ces Pvvih vivent, depuis un certain temps, dans l’abondance des produits vivriers générés par les travaux champêtres de leur groupement. Le jeudi 11 avril 2019, une équipe de presse spécialisée en santé et nutrition en mission avec la Chargée de nutrition du Pam dans le département du Mono a effectué une descente sur les sites de production de ce groupement que préside Antoine T.

Séropositifs mais heureux ! Les membres du groupement « Eyon » de l’association « Miannondékè », creuset des personnes vivant avec le Vih Sida, localisée dans l’arrondissement de Houin commune de Lokossa ne se soucient plus de ce qu’ils vont manger afin de prendre bien et à temps leurs ARV et de bien suivre leur traitement. Ce regroupement dispose de deux sites agricoles. Et c’est sur ces deux terres (Zone marécageuse et zone non humide) que ces Pvvih cultivent une partie de leurs besoins alimentaires. Des explications du Président Antoine T., médiateur PVVIH au Centre hospitalier départemental de Lokossa, le site humide sert à faire les cultures de contre saison. C’est à cet endroit qu’il est cultivé tous les produits maraîchers que consomment prioritairement les membres du groupement. «Nous exploitons le domaine pour l’autonomisation des membres du groupe. Nous avons une exploitation agricole avec des cultures variées qui sert prioritairement à l’alimentation des membres du groupement et accessoirement à la vente pour dégager quelques revenus numéraires. Nous cultivons du crincrin, du gombo, gboman, fotètè, taro, manioc, maïs, haricot, tomate…presque tout pour assurer notre besoin alimentaire. C’est-à-dire nous cultivons pour manger. C’est quand il en reste que nous les vendons », nous renseigne Antoine. Le Programme alimentaire mondial (Pam) soucieux de l’état nutritionnel des Pvvih dans la zone, a offert au regroupement, une moto pompe pour aspirer l’eau, des tuyaux, des raccords, de l’arrosoir, de râteaux, de brouettes, de l’engrais, des produits pour prévenir les prédateurs. C’est grâce à cet appui du Pam que nous arrivons à assurer le besoin alimentaire et nutritionnel de tous les membres, confie Antoine T. A l’instar de Fèmi, Jeune mère séropositive du groupement, quelques membres du groupement rencontrés témoignent que travailler au sein du groupement « Eyon » leur offre l’opportunité d’avoir de quoi assurer leurs besoins alimentaires et nutritionnels. « Quand nous vendons nos produits agricoles, je gagne aussi de l’argent que j’utilise pour cuisiner à mon époux. Nous cueillons aussi des légumes pour préparer nos repas et nous achetons très peu. Nous remercions le Pam pour son appui salutaire au groupement Eyon. Si aujourd’hui, le groupement se sent productif, c’est grâce à l’appui du Programme alimentaire mondial (Pam) qui l’a appuyé en matériels », a fait savoir Fèmi T. qui ne regrette pas de faire partie de ce regroupement très convoité dans la commune de Lokossa. Le revenu issu de la vente n’est pas souvent important. Ces sous constituent un fonds de caisse de solidarité pour venir en aide aux membres en cas de besoin. « La semaine dernière, une femme enceinte, membre du groupement manquait de 5200 F pour une échographie. C’est dans la caisse, nous avons pris les sous pour payer ces frais d’échographie. Nous attendons les résultats de l’échographie pour savoir quelle aide faire encore à cette membre », éclaircit Antoine entouré pour la circonstance de deux de ces membres. Le groupement « Eyon », démontre comment l’investissement dans l’autonomisation des personnes vivant avec le VIH/Sida est une approche assurant leur indépendance économique et offrant l’opportunité d’un bien-être social dans leur communauté.

Un petit groupe mais grand en rêve !

Le groupement rêve grand. En période de pluie, le bas-fond, l’un des sites exploités, est inondé et devient inapte à la culture des produits maraîchers. Le groupement après réflexion a décidé de faire désormais du riz sur cette terre en plein temps humide pour mieux profiter de l’humidité du bas-fond. Et déjà sur un petit espace de ce site, un échantillon de semence du riz parfumé ramené de Lomé (Togo) est en expérimentation sur le site. L’équipe de presse spécialisée en santé et nutrition en mission avec la Chargée de nutrition du Pam dans le département du Mono, a touché du doigt, aux épis de riz qui augurent d’un bon projet au groupement. Le projet le plus cher du groupement est de transformer le domaine du bas-fond en domaine de culture de riz. La réalisation de ce rêve ne serait possible sans une décortiqueuse de riz, démontrent Antoine et Fèmi qui demandent au Pam de leur venir en aide par rapport à ce projet. « Si nous avons de décortiqueuse, nous serons autonomes et plus de financement d’un partenaire pour mener nos activités », a laissé croire Antoine.

Victorin Fassinou

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