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Bonne volonté et l’amour de la vérité

La bonne volonté est l’aptitude consciencieuse de réaliser du mieux qui nous est possible ce qui est bien et ce qui est juste.Notre volonté étant indépendante, il en résulte que notre conscience a le sentiment de la responsabilité dès que notre volonté s’exerce par un acte.Plus encore si nous avons eu ne serait-ce  qu’un moment et sans qu’un acte soit accompli, la volonté de mal faire, c’est-à-dire si nous avons eu une mauvaise intention, notre conscience doit se sentir humainement déjà coupable.Du point de vue moral, seront donc bonnes toutes les actions faites avec une bonne intention, même si leur résultat est pratiquement mauvais, parce que : «  Qui exige beaucoup de soi-même et peu des autres ne s’attire pas la rancune », selon Conficius. L’Ours de la fable écrasant son ami avec un pavé, avait l’intention louable de le débarrasser d’une mouche qui gênait son sommeil.La loi civile s’inquiète de l’action et de son résultat ; la loi morale ne s’occupe que de l’intention.Pour être vraiment bonne l’action doit être juste, c’est-à-dire conforme à la raison, et conforme à la dignité humaine ; conforme aussi à la loi morale.La bonne volonté peut être aussi définie comme la volonté d’agir par devoir, de façon désintéressée. La maxime de nos actions, dit Kant doit être érigée en loi universelle et nous ne  devons jamais traiter autrui comme un moyen.Donc, justice, respect humain, désintéressement doivent inspirer toutes nos actions et tous nos comportements.Dès son plus jeune âge, l’enfant veut savoir le pourquoi des choses et recherche du mieux qu’il peut la cause exacte ; critiquant les réponses qu’on lui donne. C’est cet amour de la vérité qui pousse certains êtres humains à rechercher les secrets de la nature et par là à contribuer au bonheur de leurs semblables.C’est lui qui nous pousse à combattre tous les préjugés et toutes les erreurs, sources d’injustices et parfois de crime.Rappelons-nous le courage de Galilée et aussi le sectarisme qui réussit à faire abjurer, malgré sa conscience, ce vieillard de soixante- dix (70) ans.Pour éviter de pareils faits, luttons contre l’erreur et d’abord en nous. Nos sens peuvent nous tromper ; notre mémoire plus ou moins nette et fidèle peut nous abuser. Notre imagination peut déformer le réel. Nos passions nous font souvent raisonner faussement et la précipitation de notre jugement peut entrainer aussi bien des erreurs.Méfions-nous donc de ces différentes causes d’erreurs en nous-même et chez les autres, car «  La vérité est la seule chose ici-bas qui soit digne des soins et des recherches de l’homme et de la femme ; elle seul est la lumière de notre esprit, la règle de notre cœur, la source des vrais plaisirs…, tous nos soins devraient donc se borner à al connaître, tous nos talents à la manifester, tout notre zèle à la défendre » selon Massillon. Il est cependant des cas où la vérité doit être altérée ou scellée, soit par politesse, soit pour éviter une conséquence grave (par exemple il peut être bon de cacher à un malade la vérité sur son état).Mais hors ces cas rares, l’homme doit dit franchement quand il la possède, la ^poursuivre quand il ne la possède pas.

Enseignements partagés par Lazare Sotchoumè

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