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Débat budgétaire à l’Assemblée Nationale : Adambi, Tiando et Dassigli ont aussi planché

Samou Seidou Adambi, ministre en charge de l’eau ; Barnabé Dassigli, ministre de la décentralisation et Emmanuel Tiando, Président de la Cena sont aussi passés hier mardi 27 novembre devant la commission budgétaire de l’Assemblée Nationale. Ils ont présenté aux députés les grandes lignes du budget qu’ils auront à exécuter en 2019 conformément à la lettre de cadrage fixée par le ministre de l’économie et des finances. A la presse parlementaire, voici ce qu’ils ont déclaré_.

 

SAMOU SEIDOU ADAMBI, MINISTRE DE L’EAU ET DES MINES: « 97,5% du budget sont destinés à l’investissement »

«…Le budget exercice 2019 se chiffre à environ 58 milliards 500 millions de Fcfa contre 24 milliards 100 millions Fcfa l’année dernière soit un accroissement d’environ 142% ; ce qui montre la volonté du gouvernement à réellement régler la question de l’eau d’ici 2021. C’est pour cela que ce coup de pousse a été donné au budget du ministère de l’eau et des mines. Lorsque vous prenez le budget dans sa structuration, vous vous rendez compte que les 97,5% sont destinés à l’investissement et de ses 97,5% seulement le volet minier n’a que 0,33% et tout le reste est destiné à l’eau en milieu urbain comme en milieu rural. Il faut dire que c’est un programme sans arrêt jusqu’en 2021, en ce sens que les projets qui sont lancés sont en cours et les visites de chantiers, les inaugurations, les lancements vont continuer jusqu’en 2020. Les derniers projets vont être lancés en 2020 pour que nous ayons au moins un an pour voir leur achèvement. (…) Aujourd’hui, si vous avez eu la chance de suivre l’ORTB vous allez constater que le milieu urbain a véritablement démarré et environ 55 communes sont déjà impactées. Les ouvrages vont être construits pour la distribution de l’eau parce que ce sont des Adductions d’eau villageoises (AEV) multi-villages. Les extensions seront faites pour que les populations puissent avoir accès à l’eau potable. Avec les députés à l’Assemblée nationale, nous avons eu droit d’abord aux remerciements et aux félicitations à l’endroit du chef de l’Etat et de son gouvernement et à l’équipe du ministère de l’eau et des mines pour tout ce qui est fait parce que ce sont des gens du terrain, et sur le terrain ils ont déjà vu tout ce qui se fait. Ils nous encouragent à aller plus vite et à faire mieux et que le cap soit vraiment maintenu. Il n’y a pas eu d’opposition ni de mouvance au sein du Parlement. Les deux parties ont eu le même langage vis-à-vis du gouvernement et cela nous motive et nous donne envie de faire mieux que cela soit au niveau du gouvernement ou bien au niveau du ministère sectoriel de l’eau et des mines. Les autres questions concernent la maîtrise de l’eau, la gestion intégrée des ressources en eau au Bénin et là nous avons décliné aux députés l’ensemble des prévisions du ministère pas seulement pour l’eau potable mais aussi comment distribuer l’eau. Et à ce titre on leur a dit qu’il y a onze 11 barrages qui seront construits sur le fleuve Ouémé pour un temps soit peu atténuer  la quantité d’eau, diminuer la quantité d’eau qui vient sur Porto-Novo et ses environs et qui occasionne les inondations cycliques que nous connaissons à Cotonou. C’est le premier avantage de ses 11 barrages sur le fleuve Ouémé. Le deuxième avantage c’est que ces barrages vont servir également pour le pâturage. Cela permettra donc de limiter l’afflux des transhumants vers la partie méridionale. On va les maintenir donc dans la partie septentrionale où il y a moins de conflits quand ils passent. Et le troisième avantage, c’est que ces barrages vont servir également pour l’eau de consommation au cas où nos forages que nous allons réaliser dans les villages vont céder où l’eau en nappe phréatique ne va plus être suffisante, on va nous recourir à ces barrages-là pour pouvoir alimenter les villages concernés. En dehors de ces 11 barrages, nous avons 4 dans le bassin du Niger avec le projet PDISSA dont le lancement sera fait en janvier. (…) Avec un autre projet, nous avons lancé aussi 4 barrages et en dehors de cela, nous avions déjà 2 barrages dans le Mono et dans  l’Atacora (…) Le gouvernement a voulu dans l’intervalle de ses 5 ans construire 21 barrages et autour de ces 21 barrages c’est environ 20 mille hectares qui seront irrigués et aménagés pour permettre aux populations de cultiver en pleine saison sèche pour avoir des produits de contre saison comme cela se fait au Burkina-Faso… »

Propos recueillis par El-Hadj Affissou Anonrin

 

ARNABE DASSIGLI, MINISTRE DE LA DECENTRALISATION ET DE LA GOUVERNANCE LOCALE : «    Notre budget a connu une augmentation de  22% »

« …Nous venons de passer devant la représentation nationale pour présenter notre projet de budget, gestion 2019 qui est de 47 milliards 240 millions Fcfa comparativement à celui de l’année dernière qui était de 38 milliards 741 millions de FCFA. Nous avons une augmentation de 22%. Cette augmentation est due au fait que l’Etat fait beaucoup d’effort pour transférer à nos Communes les ressources dont elles ont besoin pour régler les problèmes de développement de nos territoires pour que les communautés à la base puissent se sentir très bien. Nous avons des priorités. D’abord le transfert des ressources permet aux collectivités territoriales de faire face aux problèmes de nos populations puis qu’il faut le développement de l’économie locale. Nous avons la construction du centre de formation pour l’administration locale (CEFAL). L’entreprise qui doit construire ce centre est déjà connue. La construction peut démarrer incessamment.  L’autre  action à mener est la poursuite du processus de la délimitation des Communes et de leurs unités administratives. Nous avons également la construction des 12 préfectures qui démarrera très prochainement (…) Nous avons aussi la relecture des textes de la décentralisation. Vous comprenez qu’il faut revoir un peu les textes. Dix ans, quinze ans après, c’est nécessaire d’aller revisiter ces textes. Il y a aussi la mise en œuvre des plans de décentralisation et de déconcentration et le plan départemental de coordination des actions de développement. Les députés sont restés quand même dans notre dynamique surtout qu’ils ont été agréablement surpris qu’au 30 Septembre 2018, nous soyons déjà à 83% d’exécution de notre budget. Et l’année dernière il y a eu quelques recommandations que nous avons respectées et les députés étaient très satisfaits. Ils ont surtout parlé de la manière dont le fond Fadec est géré… »

Propos recueillis par El-Hadj Affissou Anonrin

 

EMMANUEL TIANDO, PRESIDENT DE LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE AUTONOME (CENA) : «  Les députés se sont inquiétés de la baisse de notre budget     »

« …Nous venons d’avoir une séance avec la Commission budgétaire autour du projet budget de la CENA au titre de l’année 2019. Nous avons présenté un budget de 800 millions Fcfa ; un budget de fonctionnement et ce budget est en baisse par rapport au budget de l’année dernière qui était de 1 milliard Fcfa. Naturellement, les députés se sont inquiétés de la baisse de ce budget compte tenu du fait que l’année 2019 sera une année électorale. Ce que prévoit ce budget de 800 millions Fcfa, c’est tout simplement tout ce qui a trait au fonctionnement de l’institution à savoir le paiement des salaires du personnel, l’achat de biens et de services. Ensuite, des dépenses de transfert. En fait, il n’est pas possible pour la CENA de faire de grands investissements. Compte tenu de la situation, nous avons demandé qu’on nous accorde un espace budgétaire pour que nous puissions effectivement réaliser un certain nombre d’activités qui concourent à la bonne préparation du scrutin de 2019. Il s’agit en l’occurrence de l’organisation de la vulgarisation du Code électoral, de la campagne de sensibilisation sur ce Code électoral parce que c’est un nouvel instrument qui sera utilisé dans le cadre des prochaines élections. Nous devons aussi organiser des rencontres avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral qu’il s’agisse des membres de la CENA, qu’il s’agisse des institutions de la République, qu’il s’agisse des acteurs politiques et des acteurs de la société civile. Voilà pourquoi, au-delà de ce qui a été retenu par la lettre de cadrage du ministère des finances, nous avons demandé un espace budgétaire de 464 millions Fcfa. J’oublie de souligner que nous avons aussi la volonté d’améliorer un peu le visage de la CENA, réfectionner un peu ce bâtiment qui constitue quelque chose qui n’est pas acceptable pour une institution d’où sortent les présidents de la République, les honorables députés et les Maires. Voilà pourquoi nous avons sollicité ce crédit additionnel pour nous permettre non seulement

de réfectionner le bâtiment, mais également d’assurer une visibilité de la CENA et de réaliser aussi d’autres activités concourantes à l’organisation des élections… »

Propos recueillis par El-Hadj Affissou Anonrin

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