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En concert inédit le samedi dernier : Les Frères Guèdèhounguè enflamment le public de l’Ifb

Le Groupe Guèdèhounguè vient une  fois encore d’émerveiller  le public de Cotonou. A la faveur d’un concert qu’ils ont donné  le samedi 26 mai 2018, à l’Institut français  du Bénin, les Frères Guèdèhounguè ont  prouvé aux spectateurs que le groupe reste et  demeure la bête noire de la scène et le vecteur de valorisation du patrimoine du pays sur les scènes nationales.

Il sonnait 20h55’ quand le groupe fait son processionnel  sur la scène.  Dans un accoutrement (pagne noué au cou), du culte vodoun, ces artistes s’installent  et occupent le podium de l’Institut français du Bénin.  Après avoir salué le public, le groupe sort « le balai mystique » qui n’a pas besoin d’un homme avant de balayer.  Avec ce morceau « Hominzakiza » qui ouvre le bal, le groupe, dit « avoir balisé et  purifié le lieu pour que tout se passe bien ». « Le balai mystique n’a pas besoin d’un homme », explique  Bertin Sossa, le Prince Agba, porte-parole du Groupe Guèdèhounguè.  Après le « Hominzakiza », le groupe fait déguster au public « Azangban », ce morceau qui donne de l’espoir et dit à ceux qui font de mauvais rêve d’avoir foi en l’avenir. En 1h53 minutes qu’a duré le spectacle, les Frères Guèdèhounguè ont réussi à emporter les spectateurs qui ont effectué le déplacement sur l’Institut français. Occasion pour eux de faire revisiter les répertoires de leurs  différents albums et pas mal de rythmes traditionnels entre temps joués dans les couvents et cultes vodoun au Bénin.  Au nombre de ces rythmes nous avons : Zinli de Sahwè, Zandrô, Blekete, Adja, Kokouhoun et Kété.  Moments de joies et de gaietés qui ont fait séduit les spectateurs qui ne faisaient que pleuvoir des tonnerres d’applaudissements. Ces jeunes  artistes de par leur prestation ont une fois encore témoigné de leur  vivacité et l’attachement qu’ils ont à la culture Vodoun que l’on connait à ce groupe  Guèdèhounguè. A la demande du public ; certains morceaux comme « Terrible combats »,  ont été spécialement joués  à la fin du concert.   Un concert aimé de tous. « Nous avons été témoins d’un spectacle inédit  des Frères Guèdèhounguè. Ce  Groupe  est  vraiment fait des artistes pétris de talents. Ils sont de véritables ambassadeurs de la culture béninoise», se sont exclamés quelques spectateurs.

Le groupe, une chance pour le Bénin !

Pour le Prince Agba, porte-parole du Groupe Guèdèhounguè le Vodoun, c’est la façon dont Dieu s’est révélé aux Africains.  Dieu s’est révélé aux Africains à travers les quatre éléments divinatoires l’eau ou Tohossou, le feu ou Hèviosso, l’air ou Ayidohwèdo, et la terre ou Sakpata. Ce n’est donc pas à aux Africains de rejeter la façon dont Dieu s’est révélé à eux.  Aux  premières heures de leur  carrière, ils faisaient du Rap et du Reggae. Mais en tant qu’initiés du Vodoun et avec tout l’enseignement qu’ils ont  eu dans le Vodoun, ils ont  constaté qu’il y a une déformation de l’image qui se colle  au Vodoun, une étiquette de satanisme. Une diabolisation du culte Vodoun. Le groupe s’est ainsi investi comme mission de travailler à changer cette mentalité et  à utiliser et promouvoir au cours de leur  carrière des rythmes traditionnels de chez eux   comme Zinli de Sahwè, Zandrô, Blekete, Adja, Kokouhoun et Kété.   Adeptes des rythmes et des chants vodoun qu’ils valorisent et adaptent dans leurs spectacles, les Frères Guèdèhounguè s’imposent sur les scènes nationales depuis les années 2000. En 2006, ils signent l’album Azangban qui leur vaut une nomination aux Bénin Golden Awards et en 2012, ils sont élus meilleur groupe traditionnel d’Afrique aux Kora Awards pour le titre « Feu de Brousse ».Originaires de Sahoué Doutou, fils de l’honorable Sossa Adanyroh Guèdèhounguè considéré comme «le père de l’indépendance du culte vodoun», les frères Guèdèhounguè chantent et dansent depuis leur enfance dans les fêtes traditionnelles. Ils ont formé leur groupe en 1996. Chanteurs compositeurs percussionnistes et danseurs, ils valorisent le patrimoine du pays sur les scènes nationales et ont signé en 2006 leur premier disque Azangban vendu à plus de 25000 exemplaires. Six années après la sortie de leur 3e album intitulé « Haladja » qui leur a valu le trophée de meilleur artiste traditionnel africain au Kora 2013, les Frères Guèdèhounguè signent  en fin  2017 leur retour avec un nouvel opus intitulé : « Gbémédji ».

Victorin Fassinou

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