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Famille, bonté, générosité

La famille est la cellule sociale. Ce n’est pas l’individu qui constitue l’élément simple de la société, c’est la famille ; c’est elle qui, par sa cohésion et sa continuité, forme les liens économiques et affectifs constituant la société.  C’est elle qui enseigne la solidarité contre l’égoïsme individuel, c’est elle qui travaille pour l’avenir tout en entretenant le culte du passé ; c’est elle qui fait la vie de la société ; d’elle naissent les enfants, par elle, ils sont éduqués, en elle il trouve l’affection qui est le lien le plus durable. Le respect des anciens, les réunions dans les circonstances graves ou joyeuses, les cérémonies du souvenir, voilà ce qu’entretient la famille et ce qui fait la vie morale d’un peuple. La civilisation tout entière n’a progressé que grâce aux bienfaits de la famille. Le sens du mystère, le respect et la piété sont nés chez l’homme, nous dit Fustel de Coulanges, en s’agenouillant devant le père endormi pour toujours. C’est l’amour de la femme, celui des enfants qui lui ont appris la  bonté ; la morale, les lois, les arts sont nés du désir de maintenir et d’ordonner le foyer. C’est pourquoi dès la plus haute antiquité,  les gens ont le culte des anciens. La famille antique comprenait tous les descendants et leurs ménages groupés autour de l’aïeul. Aujourd ‘hui la famille est restreinte aux parents qui y représentent  l’autorité et l’affection, et aux enfants vrais rayons de soleil qui représentent la joie et aussi l’avenir. Parfois encore, les grands parents  vivent  avec leurs enfants et petits-enfants, symboles de la tradition et l’unité familiales. C’est dans  la famille que les enfants font leur éducation morale. Là, ils apprennent le reste des anciens et des parents ; là ils s’habituent à obéïr ; à travailler pour eux et pour autrui ; ils apprennent la valeur sociale du travail.  Leurs parents leur enseignent l’honnêteté, la loyauté, la pratique de la vertu et leur cœur leur fait apprécier l’affection désintéressée et leur dicte le dévouement, le sacrifice et la bonté. Aussi l’homme a-t-il le devoir d fonder une famille. Pour son bonheur, d’abord car il aura la joie de se retrouver dans ses enfants et d’appuyer sa vieillesse sur leurs soins affectueux ; par reconnaissance pour ses parents, aussi, pour transmettre leur nom, leur enseignement et leur vertu ; pour la société enfin qui a besoin pour vivre d’enfant nombreux et bien éduquer : Les enfants pour elle source de travail et donc de  richesse  et ils seront son bouclier en face d’un quelconque danger intérieur ou extérieur. Etre bon, c’est refuser à nuire à tous les êtres vivants, aux animaux comme aux hommes, c’est vouloir au contraire leur fait du bien. Ne blessons personne ni par nos paroles, ni par nos actes, même si nous paraissons en avoir de justes raisons ; quelqu’un nous a-t-il blessé ? Une faute, un dommage, ont été commis à notre détriment ? Maitrisons notre colère et nos mauvais instincts de vengeance ; sachons comprendre d’abord les faits et juger si l’intention d’autrui  a été réellement mauvaise ; sachons lui trouver des excuses, sachons être doux et indulgents,  sachons pardonner ; l’adversaire peut avoir agi par ignorance, sous l’impulsion d’un énervement passager ou d’une tare héréditaire dont il est entièrement responsable. Maîtrisons-nous et dominons par le calme de notre esprit toutes les situations. N’exagérons pas  cependant notre bonté jusqu’à la faiblesse coupable ; nous deviendrions alors la dupe et le jouet d’autrui, nous encouragerions les méchants. Joignons la fermeté à la douceur, montrons que notre bonté n’est pas aveugle  mais à la fois instinctive et raisonnée et que la raison lui donne des limites que nous devons respecter. La bonté exige de nous plus que cette bienveillance ; elle nous demande d’aller au-devant des besoins d’autrui. Soyons prévenants et rendons-nous  utiles. Elle nous demande d’être bienfaisants, charitables, et même de nous sacrifier nous-mêmes ; elle atteint alors la pitié ou la générosité. Etre généreux, c’est faire don de ses biens et de soi-même pour soulager la douleur du prochain ; C’est, comme l’Auguste de Corneille pardonner une très grande offense ; c’est donc la forme la plus belle et la plus agissante de la bonté, être généreux, c’est abandonner certains de nos privilèges en faveur d’une autre personne, c’est faire plus ce que les lois sociales et les devoirs moraux exigent de nous. C’est «  le plus sublime des sentiments, le germe de toutes les vertus » , selon Voltaire

Enseignements offerts par Lazare Sotchoumè

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