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Psychologue clinicien Gilles AÏzan au sujet du stress chez les apprenants :  « Le stress entraine une baisse de rendement »

A la suite du constat fait au niveau de quelques apprenants, nous nous sommes  rapprochés du psychologue Gilles A. Aïzan. Il a expliqué les causes, manifestations et conséquences du stress chez les apprenants. Tout de même, il prodigue quelques conseils pour l’éviter.

Que peut-on comprendre par troubles psychologiques et stress ?

On peut comprendre par troubles psychologiques l’ensemble des maladies ou affections mentales qui perturbent le comportement d’un individu et qui peut revêtir la forme d’un trouble du comportement, de la personnalité ou encore d’un trouble du langage.

 

Pourquoi l’observe-t-on chez certains apprenants, surtout en début d’année scolaire?

Bon nombre de ces troubles ont pour base l’anxiété. Une forte anxiété amène à vivre un état de stress et cela justifie le pourquoi on peut l’observer chez les apprenants en début d’année académique. Parce qu’en début de l’année, il y a plusieurs facteurs. Il y a d’abord les  objectifs que l’apprenant s’est fixé pour l’année, les objectifs que les parents lui ont fixés. Il y a maintenant les pressions psychologiques avec lesquelles il commence l’année. En ce sens que s’il est redoublant, c’est différent. S’il est un nouveau mais est passé difficilement en classe supérieure, c’est différent. Les conditions dans lesquelles il vie avant la rentrée vont faire qu’il peut avoir beaucoup d’anxiété au cours de l’année académique. Donc plusieurs facteurs peuvent justifier le pourquoi on observe un état de stress au niveau des apprenants en début d’année. Même l’institution Ecole peut constituer un facteur de stress. Quand au niveau secondaire par exemple, un enseignant vient et dans ses présentations il terrorise tout le monde et lui on l’appel le méchant, il est ci, il est ça. Il ne se met pas en phase avec les apprenants. Il ne se met pas dans une disposition pour être adopté par les apprenants. Donc il crée une barrière et il y a de ces apprenants qui sont stressés rien que par ça et qui vont gérer ce stress tout le long de l’année.

 

Et comment ce stress se manifeste t- il en eux ?

Ça peut se manifester par divers troubles de comportements. Déjà l’apprenant peut avoir un repli sur soi et tout de suite peut se détacher de ce cours là et de cet enseignant. Ou d’une autre manière en ce quoi concerne de façon générale les conditions de vie de l’apprenant ou la grandeur des objectifs qu’il s’est assigné ou qui lui sont assignés pour l’année académique. Le stress peut se manifester par une difficulté de concentration chez l’apprenant pendant le cursus. Cela se manifeste aussi par un état d’agitation.

 

Le stress en début d’année scolaire n’a-t-il pas de conséquences sur les rendements des apprenants ?

Naturellement ! Cela a des conséquences sur le rendement mais ça peut aussi avoir des atouts. Si c’était qu’il y a un service d’accompagnement psychologique dans nos établissements ; si on relevait au niveau des apprenants que tel, ses rendements par rapport à ce qu’on lui connait ce n’est pas ça. Ou tel autre apprenant on sent qu’il est stressé. Quand on l’écoute, on voit que ça ne va pas et qu’on peut l’orienter et que dès le départ qu’on constate le stress on l’accompagne, cet apprenant peut avoir des rendements meilleurs. Mais malheureusement ce n’est pas le cas. Alors qu’est ce qu’on constate ? Pour la plupart, le stress entraine une baisse des rendements durant toute l’année académique. Et c’est quand cet apprenant a des parents avisés ou des gens proches de lui qui s’intéressent de près à ses rendements qu’on constate que quelque chose ne va pas. Ainsi donc on peut l’amener à avoir de l’aide, de l’accompagnement. Dans le cas contraire, il est malheureusement laissé à lui-même et  ça affecte  complètement ses rendements scolaires. Quand cela affecte les rendements, ça conduit à l’échec. Et si ça conduit à l’échec ça peut aussi conduire à l’abandon, à la déperdition scolaire. L’apprenant reste bloquer sur ses performances et on va mal l’apprécier. Or c’est juste qu’il y a des facteurs qui l’empêchent de donner le meilleur de lui-même. Cela peut affecter l’orientation qu’on va donner par la suite à cet apprenant.

 

Quelles sont les mesures possibles à prendre pour l’éviter ?

Déjà dès le début ou dès que les enfants partent en vacances, il faut que les enseignants donnent toujours des lots de réconfort à leur endroit. Que ce soit ceux qui ont eux de meilleurs rendements ou pour passer en classes supérieures ou ceux qui ont eu de rendements insuffisants et qui vont redoubler. Il faut toujours encourager à se remettre un peu plus en cause et travailler pendant les vacances. Mais aussi, il faut encourager les gens à se prendre de repos pendant les vacances, à se distraire et se remettre en forme pour l’année académique. Il faut que les parents rassurent. Qu’ils se mettent dans une disposition d’assurance et de réassurance des enfants.

 

Qu’avez-vous à conseiller aux apprenants pour éviter le stress déjà dès le début de l’année ?

Pour les apprenants, quand au début de l’année on se sent en difficulté, on ressent l’un des signes de stress tels que la perte de concentration, les battements de cœur régulier face à certaines situations et un état d’agitation, il faut s’approcher de quelqu’un qu’on sait qu’il peut vous écouter. Cela permet de relever beaucoup plus les difficultés et les corriger.

Propos recueillis par Keneth Eganhoui (Stg)

 

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