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Réflexion du Président Thomas Kossi Kakpo : Pratique de l’éducation inclusive : la responsabilité de l’enseignant

L’Éducation inclusive est un processus qui vise à accroître la participation et à réduire l’exclusion en répondant efficacement aux différents besoins éducatifs de tous les apprenants. Généralement, elle prend en compte les besoins individuels en matière d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants et jeunes gens en situation de marginalisation et de vulnérabilité (Handicap International, 2012). Ceci exige des enseignants l’appropriation de certaines informations nécessaires sur l’inclusion et surtout l’adoption de certains comportements adéquats pour réussir la mission. Lire la réflexion de la Contribution de la Coalition Béninoise des Organisation pour l’Education Pour Tous (CBO-EPT), portée par le Président Thomas Kossi Kakpo.

En effet, l’inclusion est considérée comme un processus d’autant plus qu’elle vise à tenir compte de la diversité des besoins de tous les apprenants et à y répondre par une participation croissante à l’apprentissage, aux cultures et aux collectivités, et à réduire l’exclusion qui se manifeste dans l’éducation. De ce fait, elle présage la transformation et la modification des contenus, des approches, des structures et des stratégies, avec une vision commune qui englobe tous les enfants de la tranche d’âge concernée, et la conviction qu’il a de la responsabilité du système éducatif général d’éduquer tous les enfants (UNESCO, 2005). Le but ultime de l’éducation de qualité inclusive est d’en finir avec toute forme de discrimination et de favoriser la cohésion sociale (Handicap International / Togo, UE, 2010).

 

Réponse adéquate aux besoins des apprenants

 

L’éducation inclusive conserve comme objet, le fait d’apporter des réponses adéquates aux besoins d’apprentissage très divers qui s’expriment des apprenants. A ce niveau, il ne s’agit pas seulement de trouver une réponse à la question de « comment intégrer certains apprenants dans l’enseignement général ? » mais de réussir à transformer les systèmes éducatifs et les autres cadres d’apprentissage pour les adapter à la diversité des apprenants. Autrement dit, la démarche inclusive se force de permettre aux enseignants et apprenants de se sentir à l’aise avec la diversité et d’y voir un défi et un enrichissement pour l’environnement d’apprentissage plutôt qu’un problème (UNESCO, 2005).

En réalité, l’inclusion vise l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous les apprenants en s’intéressant aux enfants scolarisés qui peuvent se sentir exclus. Ainsi, un soutien supplémentaire est apporté aux élèves au sein du système scolaire ordinaire. De plus, elle reste une façon d’agir pour offrir un accès égal à l’éducation. Dès lors, quatre éléments essentiels sont supposés occuper une place importante dans la conceptualisation de l’inclusion :

ü              L’inclusion vue comme un processus : l’inclusion doit être envisagée comme la recherche perpétuelle de meilleurs moyens de répondre à la diversité. Aussi, consiste-t-elle à apprendre comment vivre avec la différence et comment en tirer des leçons.

ü              L’inclusion s’attache à identifier et à lever les obstacles : il s’agit d’utiliser des éléments de natures diverses pour stimuler la créativité et la capacité à résoudre les problèmes.

ü              L’inclusion s’intéresse à la présence, à la participation et aux acquis de tous les élèves : ici, la « présence » s’applique au lieu où l’éducation est dispensée aux enfants, ainsi qu’à la fiabilité et à la ponctualité de leur fréquentation scolaire ; la « participation » renvoie à la qualité de ce qu’ils y vivent, et doit donc intégrer le point de vue des apprenants ; les « acquis », enfin, désignent les résultats de l’apprentissage sur l’ensemble du programme, et non pas seulement les résultats des tests ou examens.

ü              L’inclusion nécessite qu’une attention particulière soit accordée aux groupes d’apprenants susceptibles d’être exposés à un risque de marginalisation, d’exclusion ou d’échec scolaire : ils doivent rester l’objet d’un suivi attentif. Cette vision appelle de nouveaux comportements et de nouvelles stratégies de la part des enseignants.

 

Attitudes, comportements et stratégies de l’enseignant….

 

Pour atteindre le but visé par l’éducation inclusive, les enseignants et éducateurs ne doivent pas perdre de vue certaines attitudes, comportements et stratégies dans l’exercice de leur fonction. Il s’agit du respect de l’individualité, de l’usage des mots justes et le fait d’être attentif aux besoins de l’enfant.

 

Respect de l’individualité de chaque enfant

 

Selon la philosophie de l’éducation inclusive, un enseignant inclusif est à même d’aider l’enfant à développer sa confiance en soi et son estime de soi ; à se sentir inclus dans la communauté d’apprentissage. De ce fait, le langage utilisé par tous, enseignant et élèves, dans la classe est déterminant.

 

Des mots justes pour parler du handicap

 

L’utilisation d’une terminologie respectueuse semble plus indiquer aussi bien dans la classe, dans l’école que dans la communauté au sens large d’autant plus qu’elle dénote aussi le respect des droits humains. En bref, il s’agit d’adopter et de se familiariser avec des mots à connotation positive ou neutre.

Etre conscient des besoins des enfants à besoin spécifiques

Les enseignants et éducateurs doivent observer leurs élèves pour apprendre à connaître leurs forces et faiblesses, leurs styles d’apprentissage et leurs personnalités. Cela leur permettra de détecter les déficiences les moins apparentes et prendre les mesures qui s’imposent. Bien connaître ses élèves est une condition importante pour assurer l’équité à tous les enfants dans une classe.

Thacker1 recommande au total, douze attitudes du bon enseignant pour promouvoir un climat favorable aux apprentissages (2006, p. 147). Pour lui, un bon enseignant doit :

Fdéfinir les règles bien à l’avance;

Ffournir des activités bien planifiées ;

Ffaire preuve de respect envers chaque élève ;

Fdonner des activités non menaçantes ;

Fêtre flexible ;

Faccepter et valoriser les différences individuelles ;

Favoir une attitude positive ;

Fmodéliser des capacités de raisonnement ;

Frecevoir toute réponse positivement ;

Fpermettre aux apprenants d’être des participants actifs ;

Fcréer des expériences qui assureront le succès au moins de temps en temps pour chaque apprenant;

Futiliser une grande variété de modalités d’enseignement.

Les enseignants doivent adopter désormais de nouvelles approches et stratégies pour associer intimement tous les apprenants au processus d’apprentissage. Ainsi, tous, ils réussiront à l’école. Il y va de l’intérêt de tout le monde.

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